Dahlir Handicap

Sur le champ loisirs la perception du handicap comme sa prise en compte ont dès lors évolué pour le plus grand bien des personnes concernées. Cependant et malgré l’augmentation significative de la pratique « spécifique », le dispositif DAHLIR a été plus loin encore. En effet si ce volontarisme politique a réhabilité la personne porteuse de handicap dans son identité, il n’a pu venir à bout des inégalités de condition. Du coup, l’accessibilité à la pratique pour les personnes porteuses de handicap s’est heurtée aux inégalités sociales. Ici plus qu’ailleurs se sont les mieux outillés culturellement, financièrement et techniquement qui ont profité de ce progrès. Alors même si effectivement la pratique « handi » a énormément évolué, le DAHLIR démontre qu’il est possible d’aller encore plus loin car si la personne porteuse de handicap est une personne comme les autres, le public en situation de handicap n’est pas un public « cible » comme les autres. Fort de ce postulat le DAHLIR a fait deux choix ambitieux, sur le fond comme sur la forme.

 

Sur le fond : une intégration démocratique

 

L’accessibilité à la pratique pour les personnes porteuses de handicap est originale. Elle repose moins sur des obstacles à surmonter que sur des résistances à lever.

Cette prise en compte originale de l’accessibilité renouvelle la volonté humaniste initiale. Une autre approche, partant de la personne qui doit faire comme les autres mais avant tout avec les autres, émerge. L’intégration pleine et entière de toutes les personnes porteuses de handicap devient dès lors et tout naturellement la priorité qui concrétise cette nouvelle ambition.

 

Sur la forme : Ensemble tout est possible pour faire plus sans dépenser plus

 

Si les freins (les obstacles) à la pratique sont levés par des actions ciblées, les nœuds sont dénoués par l’huile qui se diffuse dans les rouages existants. Du coup sur le plan opérationnel il n’y a rien à construire de toute pièce. La réussite repose essentiellement sur une nouvelle synergie entre des acteurs divers et variés. Dès lors le réseau vient à bout des ghettos. Dès lors nous pouvons faire mieux sans pour autant dépenser plus. Le DAHLIR démontre une nouvelle fois « qu’ensemble tout est possible ». Il concrétise aussi le nouveau rôle stratégique que peut avoir l’Etat au niveau local.

Toutes les demandes en matière d’offre de loisirs doivent trouver une réponse à travers ce dispositif. Lorsqu’une activité est  difficilement envisageable, il existe des alternatives possibles pour remédier à cela.