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Un travail main dans la main entre les Assistantes sociales et le DAHLIR

6 juillet 2017

Regards croisés sur le travail collaboratif mené par les Assistantes de service social avec le DAHLIR
Rencontres avec Karen Verroul, de l’ASEA43 et Anne-Marie DIA, du Centre Hospitalier Sainte-Marie.

Commençons par une rapide présentation de la structure dans laquelle vous intervenez et votre rôle dans celle-ci :

Karen Verroul : Je suis assistante de service social du pôle « Handicap Enfants » de l’Association pour la Sauvegarde de l’Enfant à l’Adulte (ASEA) de Haute-Loire. Notre association intervient dans différents domaines : la protection de l’enfance, la lutte contre l’exclusion, le handicap. Nous travaillons avec différentes associations qui œuvrent autour de la situation du handicap. Le pôle Handicap-Enfants s’articule autour de l’IME les Cevennes, le SESSAD du Velay, les apparts d’Espaly.
Mon poste me permet d’avoir une bonne connaissance des dispositifs et des institutions. Mon rôle va être d’orienter en amont vers tel ou tel partenaire. Ma place de « pivot » me permet de coordonner différents acteurs intérieurs et extérieurs du pôle pour créer ensemble des outils, au bénéfice du jeune.

Anne-Marie Dia : Je suis également assistante de service social, au sein du Centre Hospitalier Sainte Marie, en Haute-Loire. Nous avons la particularité d’être une association loi 1901, à but public. Nous avons vocation à accueillir toute problématique psychiatrique sur le territoire de la Haute-Loire.
Sur les douze assistantes sociales du Centre Hospitalier, ma collègue et moi-même, sommes en charge du Service social du pôle Infanto-juvénile. Notre équipe est pluridisciplinaire afin de nous adapter au mieux aux besoins des enfants.
De même que Karen Verroul, je me dois d’avoir une bonne connaissance des écoles et des établissements spécialisés sur le territoire. La taille du département facilite les échanges entre professionnels. Nous travaillons sur l’inclusion des enfants. En cela, la modification de la loi 1975 est importante. Elle permet de véritablement associer les parents au projet de l’enfant. Nous tentons de les accompagner pour faire un bout un chemin, dans un moment précis de leur parcours de vie.

 

Pouvez-vous nous parler de vos missions auprès des enfants et jeunes adultes ?

K.V : J’ai un œil avisé sur l’environnement social du jeune. Concrètement, je vais rencontrer le jeune mais aussi sa famille pour connaître, comprendre son environnement social. Cela permet à l’équipe de mieux prendre en compte les éléments de sa situation familiale pour avoir une approche, une analyse plus globale. En fonction de ses besoins, l’accompagnement social, médical et éducatif sera adapté afin qu’il s’épanouisse.

A-M.D : Je rencontre l’enfant et ses parents à leur domicile ou dans mon bureau. Parfois ces derniers se trouvent en plein désarroi. Cela nous permet de faire connaissance et donc de créer un lien. Je fais aussi le lien entre les parents et l’équipe pluridisciplinaire du Centre Hospitalier. Je m’imprègne de la situation pour accompagner au mieux l’enfant mais aussi ses parents. J’interviens également sur le volet « ouverture des droits » pour les demandes d’allocations et sur la protection de l’enfance, mais qui est plus rare.

Vous assurez le lien entre le DAHLIR et votre structure, pouvez-vous en dire davantage : quelles sont les apports de cette collaboration, comment cela a-t-il commencé…

K.V : nous avons commencé très vite le travail avec le DAHLIR, depuis sa création pour ainsi dire, peu après 2006… Nous sollicitons le DAHLIR pour sa connaissance des structures qui pourront accueillir un jeune en toute sérénité et l’aider à s’épanouir dans son projet mais aussi pour l’orienter, l’accompagner sur le terrain. Nous rencontrons aussi les familles avec le DAHLIR. Cela permet d’évaluer les besoins, les centres d’intérêts du jeune mais aussi les moyens à mettre en place (par exemple dans un centre de loisirs si un animateur supplémentaire est nécessaire, ce qui n’est pas toujours le cas).

L’Accompagnement d’un référent DAHLIR lors des essais est très enrichissant. Le fait que ce soit le DAHLIR et non un éducateur (donc hors champ d’intervention) permet d’avoir un autre regard sur la situation, de prendre de la distance avec l’accompagnement au quotidien et peut ainsi offrir une ouverture du champ des possibles. Cela met à jour les capacités du jeune, de sa famille que nous n’aurions peut-être pas explorées.

A-M.D : Depuis le début, je suis fan des vacances pour ces enfants. Alors quand le DAHLIR est arrivé, en 2006, en Haute-Loire, j’ai dit « Super ! ». J’ai tout de suite complètement adhéré au dispositif de l’association. Je propose aux parents (à l’issue d’une réunion pluridisciplinaire concernent un enfant) de contacter le DAHLIR en leur donnant des informations sur ce dispositif.
Parfois, cela nécessite du temps. C’est légitime : demander aux parents de confier leur enfant différent est terriblement angoissant. Certains enfants restituent peu ou pas grand-chose de leur journée.

En cela, le DAHLIR est un super outil de travail et d’évaluation. L’association connaît bien les structures et permet de rassurer les parents. Il y a de belles réussites. Certains ont commencé par une demi -journée en Centre de loisirs. Ils sont désormais capables d’intégrer une colonie de vacances, sur plusieurs jours.
Cela peut aussi permettre de faire le lien avec le projet de soin. Il faut y aller par étape, préparer les parents…
Petit à petit, avec ce type de vacances, les parents se rendent compte que ça se passe bien. Cela peut les préparer au fait que leur enfant plus tard, soit orienté vers un IME par exemple.
Passionnée de mon métier, je ne peux que soutenir totalement ce projet d’intégration par les loisirs. C’est formidable.

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