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« Handicap ne signifie pas spécialités »

29 avril 2016

loisirs yssingeauxAnne-Lise Chaussinand est la directrice du centre de loisirs Les Sucs en Herbe, à Yssingeaux depuis 2005. Ces dernières années, une trentaine d’enfants en situation de handicap a pu être accueillie au sein de la structure, en lien avec le Dahlir.

Anne-Lise Chaussinand, votre centre de loisirs accueille des enfants de 3 à 12 ans. Comment les liens se sont tissés avec l’association Dahlir ?

A l’origine, nous avions fait remonter nos problèmes auxquels nous étions confrontés dans l’accueil d’enfants en situation de handicap. Une charte a été élaborée, puis nous avons été invités à participer à des formations théoriques menées par la direction du Dahlir. C’est là que nous avons fait connaissance avec le dispositif. Nous étions alors en 2008, et nous nous sommes impliqués de plus en plus. Le Dahlir nous a permis de nous rassurer dans notre pratique . Car à l’époque, nous faisions les choses comme nous pouvions… sans vraiment savoir si nous les faisions bien !

Et aujourd’hui, votre structure a forcément acquis une expérience significative…

Nous avons développé la relations avec les partenaires du médico-social. Nous détenons davantage de connaissances sur l’enfant et son handicap, ce que nous pouvons faire et à l’inverse ce qu’il ne faut pas faire. Après, nous avons la vocation d’accueillir les personnes en situation de handicap tout en étant conscients que des choses ne sont pas possibles. Mais nous avons pu accueillir à nouveau des enfants que nous n’arrivions plus à accueillir, retisser le lien avec leur famille. Et certaines familles effectuent pas mal de kilomètres pour venir chez nous à Yssingeaux. Mais attention, nous ne sommes pas une
structure spécialisée.

Vous avez récemment été amenée à témoigner de votre expérience à Clermont-Ferrand. Parlez-nous de cette journée…

Le Dahlir m’a invité, dans le cadre de leur déploiement dans la région, à expliquer mon travail et notre démarche auprès de responsables jeunesse et sport et de centres de loisirs du Puy-de-Dôme. J’ai souhaité leur faire ressentir mon vécu de terrain, comment nous mettions en place les accueils avec les animateurs et comment je m’organisais avec le Dahlir. Il est important, à mon sens, de confronter les expériences de terrain, même si les réalités sont forcément différentes d’un territoire à un autre . 
Alexandra Reynaud a également invitée par le Dahlir à participer à cette journée sur Clermont-Ferrand : «La salle était pleine et il y avait une multitude de questions, beaucoup de demandes d’éclairages et d’appréhensions, aussi ». Alexandra Reynaud est assistante sociale auprès de deux services à gestion associative, le SSESD et CAMSP, pour l’association APAJH, une association historiquement investie dans la construction du DAHLIR.reynaud

La complémentarité avec le Dahlir

Le SSESD, basé à Brives-Charensac et à Monistrol-sur-Loire, est un service pour des enfants, adolescents, jeunes majeurs (naissance à 20 ans) en situation de handicap moteur ou porteurs d’une dyspraxie qui amène des troubles d’apprentissages et de développement. Ce service propose des soins, des suivis et des accompagnements spécialisés favorisant leur socialisation, leur scolarisation, leur formation, en veillant à leur épanouissement. Le CAMSP d’Espaly-Saint-Marcel, quant à lui, accueille des enfants de la naissance à 6 ans présentant un retard de développement ou des difficultés en lien avec la maladie, la déficience motrice, langagière, sensorielle et / ou mentale. « Nous accompagnons les familles et nous les orientons au mieux, à condition aussi que les parents soient partie prenante », souligne Alexandra Reynaud. « L’équipe du Dahlir connaît très bien le fonctionnement des clubs sportifs, le rôle des animateurs, la vie en groupe. Alors que de notre coté, nous avons la connaissance de l’enfant, son handicap, son contexte familial.  Le Dahlir a permis d’ouvrir la voie des possibles », relève Alexandra Reynaud, qui ajoute : « Grâce à l’intégration, les familles se rendent compte aussi, et c’est très important, que handicap ne signifie pas spécialités ». Même si, en fonction du type de handicap, tous les enfants ne peuvent pas être intégrés : « On ne peut pas dire que tout est réalisable, mais il faut que les familles expriment leur souhait. Et c’est à partir de là que nous essayons de construire un projet ».

 

Copyright - Dahlir 43 (http://dahlir43.fr)

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Gabin, 5 ans, au centre de loisirs pendant les vacances