Passer au contenu Passer à la navigation Accéder au formulaire de recherche

Sortie canoë avec les jeunes de la Mission Locale de Brioude

4 juillet 2017

« Le sport fait partie intégrante du dispositif Garantie Jeunes. »

Marie Laurençon est conseillère au sein de la Mission Locale de Brioude et depuis avril 2015, référente du dispositif Garantie Jeunes. Son objectif ? Rendre les jeunes autonomes dans leur recherche d’emploi mais aussi dans leur quotidien. C’est dans ce cadre-là que Coralie Leclerq, salariée du DAHLIR intervient pour accompagner les jeunes vers la pratique régulière de loisirs.

Concrètement, en quoi consiste le dispositif « Garantie Jeunes » et à qui s’adresse-t-il ?

Jusqu’à la fin de l’année 2016, il s’agissait d’une mesure expérimentale. Désormais généralisé, c’est un droit ouvert qui s’adresse aux jeunes de 16 à 26 ans en situation de grande vulnérabilité sur le marché du travail. Le but est de les rendre autonomes, de façon globale. Durant ce parcours d’un an, nous abordons différents thèmes autour de la recherche d’emplois, de stages, de rencontres avec les entreprises mais aussi de la santé. Nous travaillons avec plusieurs partenaires, notamment ISBA Santé Prévention, qui propose des bilans de santé pour ces jeunes. Le sport, en lien avec la santé et le mieux-être fait partie intégrante du dispositif. Connaître son corps, c’est-à-dire son outil de travail est indispensable.

En quoi cela est-il important pour ces jeunes de pratiquer une activité physique régulière ?

Le sport est souvent loin d’être une priorité pour eux. L’objectif va être de se découvrir, mieux se connaître, prendre conscience de ses capacités mais aussi de certaines difficultés. C’est un bon moyen de travail pour la suite. Coralie Leclerq propose une séance sportive, chaque mardi après-midi, de 13h30 à 15h. De septembre 2016 à juin 2017, 56 jeunes ont participé au moins une fois à ces séances, dont une majorité à plus de quatre séances. Certains se sont d’ailleurs inscrits dans un club, une association sportive.
Christelle Marie et moi-même participons systématiquement aux séances, à tour de rôle. Le sport fait partie intégrante du programme. Etre présent notamment lors des premières séances permet de rassurer les jeunes. De plus, c’est un élément de cohésion dans le groupe. Ils se trouvent dans un cadre différent et sortent de celui dans lequel ils se trouvent le reste de la semaine. Ils nous voient également dans un contexte différent : cela permet donc d’avoir des relations différentes.

Récemment certains d’entre eux ont participé à une activité qui sortait un peu de l’ordinaire, pouvez-vous nous en parler plus précisément ?

Effectivement, début juin, sur proposition de Coralie, une sortie en canoë kayak, sur l’Allier, à la Bageasse, était proposée aux jeunes. C’est l’occasion de leur faire découvrir autre chose, d’une façon différente, mais aussi de s’ouvrir à l’extérieur. Nombreux sont ceux qui pensent qu’il n’y a rien à faire à proximité : tant pour l’emploi que pour les loisirs. Ainsi, ils peuvent se rendre compte par eux-mêmes qu’il y a bel et bien des choses possibles à faire.
Au départ, il a fallu un petit temps d’adaptation pour mettre en place ces séances d’activités sportives. Désormais ce rendez-vous est ancré et inscrit dans les habitudes. Pour nous, c’est un élément essentiel dans le parcours Garantie Jeunes. Il nous permet de faire le lien avec une ouverture sur l’extérieur. C’est un outil au niveau de la santé, du travail pour aller au-delà des difficultés.

Copyright - Dahlir 43 (http://dahlir43.fr)

Nutrimut : un programme qui bouge en Haute-Loire

EDF soutient les associations solidaires