Cécile Bruchet, du Réseau Diabète Obésité 43

12 mai 2017

Cécile Bruchet est la coordinatrice du Réseau Diabète Obésité de Haute-Loire. Entre la gestion des partenariats, l’information et le suivi des activités des patients, Cécile assure également le lien avec le Dahlir Santé.

Cécile Bruchet, Coordinatrice du RO 43Pouvez-vous nous parler du rôle du Réseau Diabète Obésité 43 ?          

Le Réseau Diabète Obésité 43 est une association de professionnels de santé libéraux et hospitaliers qui œuvrent pour proposer une prise en charge complémentaire et notamment éducative à la prise en charge médicale des personnes atteintes de diabète, d’obésité, ou présentant un autre facteur de risque cardio vasculaire. L’équipe du Réseau Diabète-Obésité 43 assure un appui aux professionnels pour que chaque personne soit prise en charge de façon personnalisée, pour répondre à ses attentes.

Présent depuis 10 ans en Haute-Loire, le réseau a permis le développement d’actions d’Éducation Thérapeutique pour les personnes atteintes de diabète, d’obésité et depuis septembre 2016, sous dialyse.

Est-ce qu’il existe un parcours “type” du patient que vous accompagnez ?

Tout d’abord, il faut être conscient que l’on part du besoin du patient : il faut que ça vienne de lui. Il doit être conscient qu’intégrer le Programme d’Éducation Thérapeutique demande du temps. Il faut donc que ce soit une décision bien réfléchie et qu’il y ait une réelle motivation.

La personne peut avoir entendu parler du RDO 43 par le bouche à oreille, via l’un de nos partenaires (Mutualité Française, CPAM…) ou bien cela peut être un médecin qui l’incite à nous rencontrer.

Pour les personnes atteintes de diabète, Margaux, l’une de nos diététiciennes va réaliser dans un premier temps un bilan éducatif partagé. Elle va définir avec lui un parcours  adapté aux objectifs du patient. Il choisira les séances mais aussi les ateliers auxquels il va participer.

Un programme de suivi d’un an est mis en place pour les personnes obèses, en collaboration avec le Centre Hospitalier Emile Roux.  Enfin, pour un enfant ou un ado en situation d’obésité cela se fera via le programme d’Education Thérapeutique du service pédiatrique, il pourra réaliser grâce au réseau diabète-Obésité 43 des activités physiques régulières selon ses besoins, et ses parents auront accès à des ateliers de soutien à la parentalité.

Quel est le rôle du RDO 43 vis à vis du Dahlir ?

L’objectif est avant tout d’être d’égal à égal avec le patient, qu’il se sente acteur de son parcours. Au départ, le Dahlir est intervenu dans le cadre du programme destiné aux enfants et adolescents atteints d’obésité. L’accompagnement par le DAHLIR  leur permettait de pratiquer une activité en club, près de chez eux.

Depuis, le champ d’intervention s’est étendu en permettant aux adultes atteints de maladies chroniques d’accéder à une activité sportive régulière en club. Il est souvent compliqué de sortir du groupe au bout d’un an : il faut savoir s’ouvrir, sortir de cette zone de confort. En cela, le Dahlir gère “l’après” programme et c’est rassurant. Gwenaëlle, du Dahlir est présente chaque jeudi matin, au Réseau. Elle rencontre les patients et surtout est en contact direct avec notre équipe. Cela nous permet d’être réactifs pour les personnes. Et puis, notre collaboration qui remonte à plusieurs années maintenant nous a permis de créer un lien solide avec le DAHLIR, de plus l’autonomie de la personne accompagnée est notre objectif commun.

Selon vous, quels sont les bénéfices que peuvent attendre les patients du Dahlir Santé ?

 Pour une personne atteinte de diabète, l’activité physique régulière fait partie intégrante du traitement. Cela permet de stabiliser le diabète, son poids et d’atteindre un « équilibreglycémique ». Surtout les personnes ressentent une meilleure qualité de vie (au niveau respiratoire par exemple), Elles développent leur  estime d’elles mêmes, du lien social. De plus, prendre du temps pour soi, c’est moralement important.

Pour faire face à cette maladie qui évolue indubitablement, un mieux-être psychologique est nécessaire. Et cela passe par du temps pour soi : une sorte de bouffée d’air pendant laquelle ils pourront ne penser qu’à eux.

Quant aux personnes obèses, l’objectif est de reprendre contact avec leur corps, de trouver du plaisir à bouger. L’important pour eux, c’est avant tout de créer du lien social et pouvoir transposer dans leur quotidien, certaines techniques issues  de l’activité physique. Ils retrouvent confiance en eux, ça a un impact tant physique, que psychologique et social : c’est très profitable pour eux.

En quelques mots, si vous deviez résumer le travail mis en place entre le RDO 43 et le Dahlir ? 

On pourrait le résumer en un mot. Cela procure une ouverture : vers de nouveaux professionnels, mais aussi l‘ouverture de proposer “un après” pour les personnes prises en charge par le RDO 43. C’est un accompagnement sérieux, sécurisé. Au-delà de la prise en charge du patient, cela offre un nouveau dynamisme, un élan pour des activités physiques adaptées aux besoins des patients sur le long terme.

 

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