L’association A.L.I.S Trait d’Union vers l’autonomie

22 mars 2018

Née en 1993, sur le territoire brivadois l’Association pour le Logement et l’Insertion Sociale  « Trait d’Union » a depuis connu de nombreuses évolutions afin d’adapter au mieux ses actions envers le public accueilli.

En accueillant jusqu’à 800 personnes par an, l’association tient une place importante dans un réseau de proximité et de solidarité du territoire. Jean-François Domas est le directeur de cette association de proximité :

 

“A.L.I.S Trait d’Union compte plusieurs services : un Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale proposant 53 places d’hébergement aussi bien en collectif qu’en diffus. Un l’accueil de jour, un service d’orientation et d’accompagnement de personnes victimes de violences conjugales, un service de médiation de rue et d’accompagnement au logement. Notre association anime également le réseau brivadois de lutte contre les violences conjugales.”

 

Aux racines de l’association : proximité et solidarité

 

“Notre équipe de 17 salariés est pluridisciplinaire. Elle est composée notamment de travailleurs sociaux, mais aussi d’un psychologue, de techniciens. Nous travaillons en lien avec les collectivités territoriales, leurs services comme le CCAS, le SIAO, mais aussi les associations locales. C’est important de pouvoir travailler main dans la main sur un territoire. Nous avons développé ensemble des partenariats, c’est un travail coopératif, en réseau.

L’association a vu le jour afin de répondre à un besoin de terrain. Nous accueillons un public mixte composé d’hommes et de femmes, d’enfants, de familles, parfois monoparentales…

 

Si l’on devait résumer notre ambition, ce serait accompagner les personnes dans leur retour au droit commun.

Notre équipe est formée à l’écoute et à l’accompagnement.Nous travaillons à la re-création de liens dans le but de favoriser la cohésion sociale.

 

Un accompagnement global

 

“Tout est mis en œuvre dans cette optique d’accès ou de retour au droit commun. Nous sommes une institution ouverte. Nous sommes le liant dans tout ça, l’huile qui fait fonctionner les rouages pour leur permettre de redevenir des citoyens. Pour cela, nous mettons en place des contrats.

Ce contrat engage les deux parties signataires : c’est à dire les personnes que nous accompagnons et nous, en tant que structure. Comme dans tout contrat, chacun a des droits, mais aussi des devoirs à respecter.

C’est un pacte qui engage les deux parties dans la réalisation des objectifs établis. Chacun a des devoirs envers l’autre. C’est un accompagnement main dans la main sur ce chemin jalonné d’objectifs.

 

Le contrat est mis en place pour trois mois et peut être réactualisé selon les situations.

 

“En tant que directeur de l’association, mon rôle consiste bien-sûr à assurer la gestion financière de la structure, la mise en place et le développement de partenariats. Mais pas seulement : il s’agit avant tout de maintenir la cohésion d’équipe et développer un esprit d’ouverture. Pour cela, monter des projets communs et rester aux aguets afin d’être innovant.

Pour faire avancer les choses, il faut sans cesse innover, trouver de nouvelles solutions.

 

C’est ce qui nous fait avancer et permet d’améliorer le quotidien des personnes. On ne se contente pas de gérer. Il faut créer une dynamique et l’entretenir.

 

Trait D’union et le dispositif DAHLIR Insertion

 

Nous avons été l’un des premiers établissements en Auvergne croire en l’action du dispositif DAHLIR Insertion.

Entre 1990 et 2000, nous proposions des activités physiques ponctuelles comme des matchs de hand, grâce à la commune qui nous prêtait son équipement sportif. Plus tard, nous souhaitions ardemment proposer des activités physiques régulières mais avons été confronté à la réglementation qui nécessite l’animation par un moniteur diplômé. Au vue de ces expériences, nous étions conscients qu’il y avait quelque chose à faire.

 

Le DAHLIR Insertion est un dispositif très innovant et nous avons sauté sur l’occasion. Le sport c’est la santé.

L’équipe est très impliquée dans ce projet. Pour chaque action, nous avons un référent qui coordonne et assure le suivi. C’est obligatoire et indispensable. En l’occurrence, cela facilite le message du DAHLIR auprès des participants et cela marque une véritable volonté, un continuum là-dedans. Le référent participe aux activités en même temps que les bénéficiaires. Chaque mercredi matin, 5 à 6 participants prennent part à l’atelier d’activité physique proposé par le DAHLIR.

 

Tout le monde l’a constaté : l’équipe, les participants…. Cela entraîne un bien-être physique mais aussi mental. C’est une évidence ! Cela permet d’évacuer le stress et d’apprendre à vivre en groupe, dans un cadre réglementé. Ils prennent du plaisir à pratiquer ensemble, tout en s’adaptant aux règles, aux consignes.

Ainsi les personnes apprennent à se projeter. Tout le monde n’est pas égal face à l’effort physique, mais c’est un droit. Permettre aux personnes d’accéder à ce droit, c’est important. Ce n’est pas parce qu’on est en situation de précarité que l’on n’a pas le droit de confronter son corps à ses propres limites.

 

La phase 2, l’inscription dans un club est d’autant plus nécessaire. C’est une ouverture. Le fait de pouvoir utiliser un équipement sportif s’inscrit bien dans une démarche citoyenne.

 

Selon moi, il est absolument prioritaire de maintenir cette action dans notre établissement, au bénéfice des personnes que nous recevons.

En termes de perspectives, d’évolution, je ne me permettrais pas de penser à la place dispositif. Il pourrait être pertinent de proposer une activité adaptée, comme par exemple du yoga aux femmes victimes de violences conjugales, quelque chose de plus spécifique. Je souhaite ardemment que cette collaboration se poursuive entre nos deux structures.”

Marielle Maurin-Santos Conseiller territorial et Référente handicap

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