Le Service d’Addictologie du Centre Hospitalier Emile Roux

8 avril 2019

“La plus-value du Service d’Addictologie réside également en son équipe. Les professionnels se sont formés afin de faire face aux problématiques rencontrées par les patients. Il ne faut pas oublier que nous accompagnons des personnes atteintes de pathologies chroniques, ce qui implique un suivi sur une longue durée, donc la nécessité de maintenir une certaine régularité de présence.”

Véronique Malochet, Psychologue au Service d’Addictologie du PSP.

 

Le Service d’Addictologie du Centre Hospitalier Emile Roux.

 

Addiction. Derrière ce terme se cache une réalité profonde et complexe.

 

“Nous parlons de conduite à risque, d’abus, puis de dépendance, précise la psychologue du Service d’Addictologie. Lorsque la personne est dans l’incapacité de contrôler sa consommation alors qu’elle en connait les conséquences négatives, et que ses tentatives d’arrêt génèrent une souffrance, nous employons le terme d’addiction.”

 

Intégré au Pôle de Santé Publique du Centre Hospitalier Emile Roux, le Service d’Addictologie s’appuie sur un versant sanitaire, médico-social mais aussi un CeGiDD, un centre de vaccination, une PASS, un CLAT.

La complémentarité des professionnels du service permet un accompagnement et un suivi des patients, au plus près de leurs besoins.

 

Depuis plusieurs années, le Service d’Addictologie ne se contente pas d’assurer sa mission première : le soin. Il vise à améliorer la qualité de vie des patients en étant au plus proche de leur réalité en les accompagnant aussi dans la réduction des risques liés à la consommation de substances (alcool, tabac, drogue…).

 

 

Une équipe pluridisciplinaire & formée à l’addictologie.

 

DAHLIR43-Service-addictologie-PartenaireAfin de répondre au mieux aux problématiques des patients, l’équipe est composée de médecins spécialisés en addictologie, d’infirmières spécialisées dans cette thématique, de deux psychologues formées aux techniques de relaxation ainsi que d’assistantes sociales.

 

« L’intervention du psychologue s’inscrit dans un accompagnement médico-psycho-social centré sur l’évaluation de la dimension psychologique des consommations et des dépendances. Elle comprend également un soutien adapté à la situation, aux besoins du patient et permet d’envisager la possibilité d’orienter si nécessaire., explique Véronique Malochet.

Les patients souffrent d’une addiction : il s’agit d’une pathologie chronique. Nous sommes donc conscients que le suivi des personnes sera réalisé sur de longues durées. Émotionnellement, affectivement… l’équipe est présente et va de l’avant afin d’enclencher une alliance thérapeutique.

 Nous prenons le “risque” d’établir une véritable relation avec le patient, où l’on doit être en capacité de s’engager. »

 

Un rôle de relais vers les structures du territoire.

De par sa place centrale dans l’accompagnement et le suivi du patient, le service d’addictologie crée des « ponts » avec les structures associatives du territoire.

Ce partenariat avec les réseaux associatifs, dont le DAHLIR, permet d’ouvrir le champ des possibles pour les personnes accueillies.

 

“C’est un relais pour nous !

La régularité des échanges entre le patient et les membres de l’équipe peut parfois entraîner un glissement de dépendance du produit vers le professionnel qui l’accompagne.

L’appui du réseau associatif territorial permet de disposer de relais et de faire sortir les patients de cette dépendance qui pourrait s’instaurer.

La mission première que s’est donnée notre service est de les aider à stabiliser leur état mais aussi de s’ouvrir à d’autres sources de gestion et de régulation émotionnelles.

Le lien avec le DAHLIR est donc assez naturel : pouvoir retrouver une perception de plaisir, de bien-être, par le biais de la réalisation d’une activité, qu’elle soit physique, culturelle, bénévole…”

 

Renforcement de l’estime de soi, socialisation, mise en mouvement du corps, découverte de nouvelles sensations corporelles… Les bienfaits liés à la reprise d’une activité régulière de loisirs peuvent être nombreux et surtout complémentaires du processus de soin engagé.

 

 

 

 

 

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