L’Hôpital de Jour “Les Carmes”

26 octobre 2018

#Accompagnement #Proximité

 

S’affranchir des frontières, des murs dressés…Apprendre à guider ses pas, en toute sécurité dans le monde “extérieur”.

C’est ainsi que l’on pourrait résumer l’ambition que s’est donnée l’Hôpital de Jour “Les Carmes” des  Etablissements Sainte-Marie Haute-Loire (structures de l’Association Hospitalière Sainte-Marie).

 

Une équipe petite par la taille… mais grande par sa richesse pluridisciplinaire.

 

Composé de quatre infirmières, une aide-soignante, un médecin psychiatre, une ASH, une assistante sociale ainsi que des services transverses, l’équipe de l’Hôpital de Jour a pour mission d’apporter une réponse personnalisée aux besoins des patients.

Atteints de syndromes anxio-dépressifs, les patients de l’Hôpital de Jour trouvent en ce lieu, le moyen de se ressourcer et de passer progressivement à l’étape suivante : le retour à la vie quotidienne. De par sa taille et sa proximité, l’équipe échange régulièrement sur les projets de patients. Beaucoup de matière, de richesse et de diversité naissent de ces discussions.

 

“Dès l’accueil du patient au sein du service, celui-ci signe un contrat de soin personnalisé, explique Pascale Comte, cadre de santé. Ce contrat est une base afin de proposer un programme adapté à ses objectifs et de mettre en phase l’accompagnement de notre équipe de soignants. Notre objectif est d’assurer la transition vers un retour à la vie de tous les jours. Tout l’enjeu sera de pérenniser l’état de santé du patient.”

 

L’Hôpital de Jour Les Carmes: une passerelle vers le retour à la vie de tous les jours.

 

Ainsi, selon les objectifs fixés entre le patient et l’équipe de soins, plusieurs ateliers et outils sont proposés durant son parcours, tels que :

 

Outre les bienfaits sur la qualité de vie des patients, l’activité physique est également un moyen d’avancer vers la gestion quotidienne et la sortie du service. C’est ainsi que s’est construit la collaboration entre l’Hôpital de Jour et le DAHLIR.

 

“C’est un travail vers l’extérieur, commente Aurore A., infirmière au sein de l’Hôpital de Jour. Si les patients sont en capacité, nous leur proposons de rencontrer la chargée d’accompagnement DAHLIR. Il y a souvent une fragilité sous-jacente chez le patient.

Afin de le rassurer et de maintenir une alliance thérapeutique, une infirmière est présente lors de la première rencontre. Cela permet de poser les bases pour construire une relation de confiance entre le patient et la chargée d’accompagnement DAHLIR. C’est aussi une manière de faire rentrer l’extérieur à l’intérieur de l’hôpital.”

 

Affronter le regard des autres

 

À ce jour, quinze personnes ont été accompagnées dans leurs projets d’activités physiques, culturelles par le DAHLIR. Si les chiffres ne sont pas forcément révélateurs, ce tremplin vers l’extérieur est un premier pas. Certains patients ne poursuivent pas l’activité dans le club où ils ont été accompagnés. Pour autant, ce n’est pas là le signe d’un échec. Parfois, ils choisissent simplement de s’inscrire de manière autonome dans une autre activité. Parfois, il y aussi des retours en arrière.

 

“Cela leur montre qu’ils peuvent pratiquer en sécurité à l’extérieur des murs de l’hôpital. Les patients sont en demande d’un accompagnement. Ils ont peur de l’extérieur et surtout ne se sentent pas prêts à affronter le regard des autres, décrit Pascale Comte. Il faut procéder par étapes… L’accompagnement individualisé par le référent DAHLIR les rassure. C’est un partenariat où chacun s’y retrouve, au profit du patient.”

 

Changer le regard sur la santé mentale, les douleurs “invisibles”… Tout un combat à mener, qui fait notamment partie des missions que s’est donné le Conseil Local de Santé Mentale du Puy-en-Velay. Cette initiative locale met en synergie de nombreux partenaires, dont ses fondateurs : la ville du Puy-en-Velay, les Etablissements Sainte-Marie Haute-Loire et l’UNAFAM.

Ce projet participatif a notamment pour objectif de lutter contre la stigmatisation et d’améliorer l’accès aux droits fondamentaux. Affaire à suivre…

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