À la rencontre de Nicolas et Amélie : à chacun son sport !

2 février 2018

Amélie et Nicolas m’accueillent au sein du foyer d’hébergement “La Chalède”, à Langeac. Amélie est éducatrice sportive et Nicolas, est  résident externe du foyer : il vit en appartement. Pour chacun, le sport tient une place importante dans la vie.

Un programme multi-activités pour découvrir, partager…

 

“Depuis quatre ans, je propose chaque semaine plusieurs créneaux d’activités physiques aux résidents du foyer et aux travailleurs de l’ESAT, explique Amélie.

Randonnée, tennis de table, natation, pétanque mais aussi basket… Mon objectif est de proposer aux participants un maximum d’activités variées afin que chacun puisse trouver son compte.

Tout le monde peut tester, découvrir une activité : c’est basé sur le volontariat, la motivation. Certains ont une image du sport différente. En essayant, ils se rendent compte qu’ils peuvent trouver du plaisir.

À mon arrivée, le foot était inscrit dans les traditions de l’établissement.”

 

Nicolas se souvient : “Chaque année avait lieu un tournoi entre résidents et personnel de l’institution.”

 

“J’essaie aussi de les amener vers d’autres activités, comme le basket par exemple, qui offre davantage de marges de progression.

 

Ils peuvent prendre part aux activités physiques hors temps de travail, mais aussi entre midi et 14 heures, pendant leur temps de pause à l’ESAT. Je me rends sur leur lieu de travail et organise des activités de soutien. C’est important car ils trouvent un certain rythme et cela peut les amener vers autre chose, par exemple une inscription dans un club.”

 

Vers une pratique du tennis de table régulière

 

C’est à l’école que Nicolas a commencé  le tennis de table.

“J’avais peur d’avoir perdu la main. Finalement, le premier test a été concluant et j’ai repris tout de suite.

Nous nous échauffons avec un collègue. C’est un sport pour lequel la position de la raquette compte énormément : il faut être précis, anticiper les mouvements et déplacements du joueur en face….”

 

“Depuis deux ans, Nicolas me faisait part de son envie de s’inscrire dans un club de tennis de table, se rappelle Amélie. “Mais c’est un féru de sport : il aime découvrir et pratiquer plusieurs disciplines. Je lui ai donc laisser le temps de s’assurer que c’était bien vers cette activité qu’il souhaitait se tourner et “s’engager”.

Il était vraiment motivé. Alors, nous avons contacté Camille Couchet, chargée d’accompagnement du DAHLIR.”

 

“Camille Couchet m’a accompagnée durant les trois premières séances. Le club propose plusieurs créneaux : le lundi, mercredi et vendredi soirs. Nous avons essayé chacun d’entre eux. Les entraînements se déroulent dans le gymnase de Brioude. Après avoir testé la séance du lundi soir, je me suis rendu compte que je risquais d’être fatigué pour ma journée de travail du lendemain. Lorsque c’est possible, je privilégie donc les entraînements le vendredi soir.

Parfois, il m’arrive de décaler la séance car le vendredi soir est aussi consacré aux compétitions. Les entraînements sont alors annulés.

Il y a une bonne ambiance au niveau du club. Dès les premières séances, j’ai trouvé que c’était très sympa. Les membres du club sont accueillants : ils sont venus se présenter lors de mon arrivée.

 

J’ai eu la possibilité d’essayer pendant 15 jours. Une fois certain que je voulais continuer dans le Club de Brioude, Camille Couchet m’a apporté son aide pour l’inscription, notamment pour le côté administratif.”

 

Le DAHLIR : un facilitateur vers l’accès aux loisirs

 

“C’est une bonne expérience. Et ce n’est que le début  : cela ne fait que trois mois que tu es inscrit !

Nous avons attendu que tu sois prêt avant de contacter le DAHLIR. Un des résidents avait déjà bénéficié d’un accompagnement avec ce dispositif et tout s’était très bien passé.

Tout s’est fait en collaboration : nous avons eu un premier échange tous les trois, avec Camille Couchet. Chacun a sa place, son rôle à jouer. Cela a été “facile”.

Camille prend le temps de l’accompagner mais surtout d’assurer le suivi. C’est très important. Chacun a son numéro de téléphone, ainsi ils peuvent se contacter facilement.

Le fait d’avoir une personne “externe” à l’institution responsabilise davantage. Ce n’est pas rien de s’inscrire, d’adhérer à un club. C’est une démarche d’engagement.”

 

“Mon conseil pour les personnes qui n’oseraient pas franchir le pas serait :  

“Essayez ! Cela ne coûte rien : on peut s’attendre à de belles surprises. J’ai trouvé le club et l’ambiance très sympas.”

 

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