Stéphan Pinède

20 mai 2016

Vous êtes directeur de la DDCSPP depuis 2012. Pouvez-vous nous présenter cette administration ?

La Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations a été créée début 2010. Elle est chargée de mettre en œuvre dans le département, sous l’autorité du préfet, les politiques publiques renforçant le lien social entre les populations et d’assurer la protection des populations. Sur le volet de la cohésion sociale, nous sommes sur tout ce qui touche aux politiques de jeunesse, sport, vie associative, ce qui touche à l’insertion sociale… mais aussi animation de la politique de la ville, lutte contre discrimination, la programmation des crédits de lutte contre la délinquance, contre les drogues. Nous comptons également une chargée de mission sur le droit des femmes et l’égalité entre les femmes et hommes. La DDCSPP en Haute-Loire, c’est à ce jour 64 employés.

Quel est le rôle de la DDCSPP vis-à-vis du Dahlir ?

Le Dahlir a été créé au sein de la DDCSPP, avant de prendre son indépendance. Il s’inscrit pleinement dans les politiques que nous portons. Il est au centre de nos préoccupations en terme d’insertion sociale, d’accompagnement de la jeunesse, d’égalité aux accès des activités sportives et culturelles. Il conjugue l’ensemble de nos politiques et s’adresse à un public assez spécifique qui trouve des difficultés à l’accès de ces activités. Je tiens à rendre hommage à tous les collaborateurs qui se sont investis depuis le début dans cette aventure. Aujourd’hui, le Dahlir est repéré au niveau régional et national. Et nous avons un challenge avec la régionalisation, qui est une véritable opportunité !

Depuis que le Dahlir est passé en association en 2012, qu’est-ce que cela change à votre niveau ?

Cela a permis au Dahlir d’asseoir son interdépartementalité, en association. Il fallait changer d’échelle a un moment donné. Nous suivons le Dahlir avec encore plus d’attention car nous avons mobilisé le niveau régional là-dessus. C’est un sujet qui réussit car il est multi-partenarial. Nous essayons de jouer sur tous les plans pour promouvoir le dispositif.

Les politiques de l’Etat portent-elles aujourd’hui un nouveau regard sur le handicap ?

Je crois qu’il s’agit d’une préoccupation de longue date. Après, à un moment donné, il a fallu inventer. Nous avons travaillé longtemps sur l’offre spécialisée, des clubs sportifs mais qui ne peuvent accepter souvent qu’un seul type de handicap. D’où l’intérêt de travailler sur la demande pour élargir le champ d’intervention.

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