Yann Lenhof, fondateur de Ymedia

6 octobre 2017

Yann Lenhof est le fondateur de  l’agence Ymedia société de production audiovisuelle. Implanté au Puy-en-Velay depuis 2008, Ymedia propose ses services principalement auprès des entreprises et structures institutionnelles. Egalement partenaire du DAHLIR depuis plusieurs années, il a réalisé des clips ainsi que la bien connue « DAHLIR TV ».

Te rappelles-tu de ta première caméra ?

Je m’en souviens très bien : c’était une vieille Sony HI8 que je piquais à mon père, en cachette. Elle fonctionne toujours d’ailleurs !

Quand est-ce que tu l’as utilisée pour la première fois ?

Je faisais partie d’une association : « Mega Jeune Taxi », quand j’étais plus jeune. C’était un magazine mensuel rédigé de manière associative. Lorsque j’avais entre 14 et 16 ans, Johnny Halliday a donné un concert à Pradelles, à l’occasion d’un festival en plein air. On voulait donc son interview pour notre magazine. Ça a été une première expérience négative puisqu’on a essuyé un refus. La seule image que j’ai eue de lui était une silhouette dans sa caravane.

C’est dans cette association qu’est née mon envie de réaliser des reportages. Je baignais dans cet univers vidéo. On déclinait les chroniques papiers sur une radio à libre fréquence : j’étais à la fois animateur, commercial… J’ai mis le pied dans la communication au sens large. C’est ainsi que j’ai voulu en faire mon métier assez vite. Malgré ça, j’avais beaucoup d’incertitudes sur la manière d’atteindre mon but. J’étais davantage passionné par mon association que par mes études.

Parle-nous de ce parcours qui t’a conduit à créer Ymedia en 2008 :

Suite à mon bac, je ne rentrais dans aucune case pour suivre une formation vidéo au GRETA du Velay. J’ai donc réalisé une licence LEA à Clermont-Ferrand, sans conviction, en me disant que je pourrais toujours en tirer quelque chose. Mais je conservais cette idée en tête. Je suis retourné au GRETA du Velay qui m’a renseigné sur la possibilité de réaliser un CIF*, dans le cadre d’une reconversion professionnelle. Mais pour cela, il fallait travailler. J’ai donc enchaîné trois années en tant que réceptionniste et barman au Puy-en-Velay et arrêté mes études. Ma demande de CIF a été acceptée, ce qui m’a permis de me consacrer à ce que je souhaitais vraiment. Je n’avais aucune connaissance, aucun prérequis en la matière. C’est alors que j’ai rencontré mon mentor, Omar Abderrahmane El Aïdi, qui était enseignant vidéo dans cette formation. Il m’a donné le déclic, m’a appris l’informatique et m’a transmis son savoir, ses expériences. Nous sommes devenus amis par la force des choses. Cette rencontre est bien plus qu’un détail, c’est une personne et surtout le déclencheur de ma motivation dans ce métier. Il m’a apporté beaucoup de rigueur dans mon travail.

Une année c’est court pour apprendre un métier mais elle a été bonifiée par ces échanges.
C’était une première ouverture sur le métier, une réelle transmission de savoir et cela m’a permis de déterminer un cap précis, que j’ai franchi sans difficulté.

La suite s’est enchaînée rapidement. À la fin de mon BTS, j’ai retrouvé un camarade de terminale qui travaillait pour la correspondance de TF1 à Clermont, plus précisément au siège de La Montagne. Cela m’a permis de mettre un pied dans une rédaction. Et là s’est passé un évènement inespéré : la création d’une chaîne locale : Clermont 1ère.

J’ai réussi à les convaincre de m’embaucher en montrant ce que je savais faire. Nous étions toute une bande de jeunes et avions une liberté d’actions et un outil de travail extraordinaire ! J’ai été embauché en tant que cadreur plateau : le matin je réalisais les reportages avec un JRI et l’après-midi je préparais les plateaux.

Je voulais approfondir mes connaissances et mes compétences notamment sur la rédaction de sujets : j’ai donc fait une nouvelle demande CIF pour une formation à l’Ecole de Journalisme, le CFPJ,  à Paris, qui a été acceptée. J’ai  appris le montage, le commentaire, la gestion des interviews… dans l’optique de quitter Clermont 1ère  pour vivre de nouvelles aventures.  Cela m’a permis d’approfondir vraiment la chose, de compléter mon champ d’actions. Puis, dans le cadre de cette formation, j’ai réalisé mon premier mini-documentaire que j’ai choisi d’orienter vers les 15 ans des « Feux de l’amour » en France. Un des membres du jury faisait partie de la rédaction de TF1. Cela a été une bonne rencontre. J’ai été retenu pour réaliser un stage à la rédaction nationale de TF1, à Boulogne Billancourt. J’ai fait le choix de quitter Clermont 1ère et de continuer à Paris pour réaliser des piges.

Le pari était risqué et je l’ai regretté un peu au début, n’ayant pas de nouvelle de TF1. Au bout d’un mois, ils m’ont appelé puis je n’ai jamais arrêté entre Paris et Metz.

La rédaction m’a proposé un CDI au bout de deux ans et demi. C’était en 2006.
Pour moi c’était la concrétisation d’un rêve : devenir reporter. 

Mais la vie en a décidé autrement, avec la rencontre de mon épouse Isabelle. Le métier de reporter n’étant pas très compatible avec la vie de famille, nous avons décidé de tout plaquer et de quitter Paris pour  venir nous installer  au Puy-en-Velay en 2006  pour y fonder notre famille…

Et cela n’a pas trainé,  nos deux enfants  Andrea et Carla sont arrivés en 2006 et 2009. Pour l’anecdote, mon refus de poursuivre en CDI chez TF1 a marqué les esprits en interne. Les postes en CDI étaient plutôt rares à l’époque si bien qu’aucun Journaliste Reporter d’Image pigiste n’aurait refusé cela. Je l’ai fait : j’étais arrivé là où je voulais, sans avoir jamais eu le temps de me lasser. Douze ans plus tard je ne regrette rien…

À mon arrivée au Puy, j’ai créé précipitamment ma société de production : j’ai acheté une caméra, un I-Mac. Je me suis créée un outil de travail. J’avais un réseau développé notamment sur Clermont-Ferrand. Mon activité s’est lancée grâce au bouche à oreille.

Aujourd’hui ça fait 10 ans qu’Ymedia existe. Je me définis comme un artisan de la vidéo. Je n’ai pas l’ambition de me développer plus que ça.

C’est une chance de pouvoir travailler, sans trop de contrainte, dans un cadre de vie aussi agréable que celui de Puy-en-Velay malgré des mentalités parfois peu ouvertes dans le domaine de la communication. Je travaille notamment avec des clients de la première heure et fidèles  comme le groupe Alain Ducasse et son école nationale supérieure de la pâtisserie à Yssingeaux. Cela m’a permis de tenir le cap. Je suis également vacataire à l’IUT du Puy en Velay, dans les métiers du multimédia et d’internet. Le web a également contribué au développement des marchés avec la création de produits pour la communication interne, des web TV…

En parlant de web TV, comment est née cette relation qui unit Ymedia au Dahlir ?

Il y a quelques années, le Dahlir était en recherche d’un producteur vidéo, dans une optique de partenariat. Samuel Chardon, de Encompany et Pierre-Emmanuel Baruch me l’ont  très clairement exposé. J’ai tout d’abord réalisé un clip sur la diversité des sports et par la même occasion, j’ai été sensibilisé à cette cause-là. Puis, ça a tout simplement « matché », les relations se sont poursuivies. Cela m’a permis de développer un réseau et indirectement des marchés. C’est un deal informel.

Aujourd’hui, nous sommes proches. Nous partageons un outil de travail au travers de cet espace qu’est le 12, rue Dolaizon. Sept ans après notre rencontre, c’est le mariage : nous partageons les mêmes bureaux !

 

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